PACES : La réaction de l’ANEPF face aux premiers bilans

Depuis cette année, comme vous le savez tous, a été mise en place la PAES (Première Année des Etudes de Santé) à Caen et dans l’ensemble des universités de France. A l’heure des premiers bilans, qui sont clairement catastrophiques pour les études de pharmacie mais également pour l’ensemble des incrits à cette première année, la question est de savoir comment va se positionner l’ANEPF et quelles vont être nos revendications.

La première réaction de nos represantants nationaux a été de rédiger une lettre ouverte à l’attention de Valérie Pécresse. Cette lettre nous la mettons à votre disposition, vous, étudiants de la faculté de pharmacie de Caen et pharmacien de Normandie, pour que vous puissiez vous informer sur la situation actuelle et que VOUS puissiez réagir. Car c’est bien l’avenir de nos études qui est actuellement en jeu et donc à fortiori l’avenir de la profession. Nous esperons rapidement de la part du ministère un réponse et des engagements allant dans le sens d’une amélioration des conditions de travail et de la pédagogie en PAES.
Cette lettre a déjà été relayée dans le quotidien du pharmacien, ainsi que dans une dépèche AEF, ce qui semble de mon point de vue plutôt encourageant. Les articles en question sont à votre disposition sur cette page.

Voici à titre informatif les résultats des inscriptions aux différents concours à Caen :

Nombre d’inscrits par concours :

Répartition des inscrits à un concours :

En conclusion nous sommes face à un nombre d’inscrits au concours de pharmacie décevant et en baisse en comparaison aux années précédentes. Il y a donc du travail pour rendre nos études plus attrayantes.
Nous vous encourageons à commenter cet article car il est important pour nous de connaître vos points de vues afin de mieux vous représenter.


La lettre ouverte de l’ANEPF :

Articles :

L’ANEPF dénonce les ratés de la première année d’études

Elle avait été très critiquée par l’ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie) au cours de son élaboration par le ministère de l’Enseignement supérieur. La première année commune aux études de santé, entrée en vigueur à l’automne dernier, est à nouveau contestée par les étudiants en pharmacie. Dans une lettre adressée lundi dernier à la ministre Valérie Pécresse, l’ANEPF déplore que cette première année soit devenue « une année de sélection, et non plus de formation, au détriment de la qualité de l’enseignement. » Les moyens pédagogiques et les passerelles de réorientation ne donnent pas satisfaction et plombent la réforme, affirment les étudiants. Selon eux, le programme est devenu trop dense. De plus, si le nombre d’étudiants en enseignement dirigé est passé de 45 à plus de 175, l’effectif des candidats aux études de pharmacie est quant à lui « en nette diminution ». L’association estime toujours que la mutualisation des études ne peut avoir lieu qu’au cours des années supérieures, et non en tout début de cursus. « C’était utopique et non constructif », analyse l’ANEPF, qui demande des ajustements pour rectifier les ratés de la réforme.

QUOTIPHARM, LE 22/03/2011

et une dépeche AEF :

L1 santé : l’association des étudiants en pharmacie dénonce une détérioration de la qualité de l’enseignement

La Paces ou L1 santé « est purement et simplement devenue une année de sélection et non plus de formation, au détriment de la qualité de l’enseignement », affirme l’ Anepf dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse rendue publique le 21 mars 2011. L’Anepf a souhaité faire un bilan de « l’ensemble des problèmes pédagogiques survenus depuis la création de la Paces ». Pour l’organisation étudiante membre de la Fage, les étudiants « pâtissent de l’immaturité du projet de réforme et de l’accompagnement laxiste de la mise en place de cette première année. Les programmes sont souvent bien trop denses, c’est ce qui est ressenti dans la majorité des universités, où la mutualisation des enseignements s’est malheureusement traduit par un cumul des heures de cours des premières années de médecine et de pharmacie ».

« Les problèmes logistiques n’ont été que partiellement résolus, nous sommes indéniablement face à une énorme perte de moyens pédagogiques. Le nombre moyen d’étudiants par enseignement dirigé est passé de 45 à plus de 175. Cette forme d’enseignement est pourtant essentielle à la compréhension de nombreuses disciplines scientifiques, puisqu’elle est sensée permettre l’application et l’intégration des cours magistraux par des échanges facilités avec les enseignants », regrette l’Anepf.

S’agissant des objectifs de la réforme, l’Anepf juge que « le gâchis humain, un des principaux arguments en faveur de la réforme, n’a absolument pas été réduit, bien au contraire ». En effet, « il n’y aura pratiquement plus de reçus-collés (étudiants ayant la moyenne mais n’étant pas classés en rang utile), et à ce jour les réorientations ne sont pas organisées ».

MANQUE D’ATTRACTIVITÉ DES ÉTUDES DE PHARMACIE

L’organisation étudiante déplore également que la réforme « n’a fait que renforcer le manque d’attractivité des études de pharmacie » auprès des étudiants inscrits en Paces. « Cette situation a été décrite et dénoncée par l’Anepf, et ce depuis l’élaboration du projet de loi de la réforme (…). Aujourd’hui nous ne pouvons que déplorer la réalisation de ces craintes ». L’Anepf a « vivement soutenu l’idée forte de la création d’une culture commune entre les futurs acteurs de santé ». Cependant, « nous continuons à penser que cette mutualisation de connaissances ne peut avoir lieu qu’au cours des années supérieures, et qu’elle s’avérerait utopique et non constructive dans le contexte d’une année de concours ».

L’Anepf attend que « des mesures significatives soient rapidement prises de la part du MESR , de la CPU et de la Conférence des doyens ». « Nous souhaitons que les engagements pris, avant l’instauration de cette Paces, en matière de pédagogie et de réorientation soient très rapidement mis en place pour éviter le gâchis humain désormais avéré. Sans ces mesures, les étudiants en pharmacie s’interrogent sur l’intérêt de faire partie de cette première année commune de santé ».

 

Auteur

  • Anonyme

    Il faut quand même le dire: de plus en plus de personnes sont démotivées à faire de longues études.
    Beaucoup s’inscrivent en L1 santé, mais peu sont reçus: pourtant, je pense que beaucoup travaillent, et se heurtent à souffrir dans les longues leçons scientifiques.
    Nous remarquerons que, depuis que les études de médecines et pharmaceutiques ont été regroupés en 2010, la liste des candidats voulant suivre des études pharmacologiques diminuent de plus en plus; en effet, beaucoup se disent « il faut passer par cette année », d’après divers témoignages, se lassant déjà des futurs bourrages de crâne. Certes, les études pharmaceutiques ne sont pas faciles de base, mais qu’on impose cette année rend ces études plus difficiles; ceux qui étaient motivés à étudier des théories pharmaceutiques se voient à apprendre des théories qu’on apprend en médecine.
    Et puis, ne serait-il pas plus facile, pour ceux qui veulent faire des études en pharmacie, de créer une option pour les étudiants qui veulent étaler cette première année sur 2ans ?
    Et côté psychologique, il faut quand même voir que de plus en plus de jeunes ont soif de vie sociale; ces études les renferment pour la plupart, les rendant fous voire déprimés pour certains.