Définition :

Un médicament est considéré comme contrefait si son conditionnement est modifié, si le PA est vrai mais ne respecte pas le dosage prévu, si le PA est inexistant ou si ce dernier et le conditionnement sont faux.

Les principales zones touchées par la contrefaçons sont l’Amérique du Sud, l’Inde, l’Afrique, le Mexique ainsi que la Russie. En Europe, l’Allemagne et le Royaume Uni connaissent également quelques problèmes avec ce sujet.

Actualité :
Cette année le trafic de médicament devrait représenter environ 75 milliards de Dollars contre 42 l’année dernière, en effet les sommes en jeu et le peu de peine encouru encouragent les trafiquants de drogue à se tourner vers le médicament. La contrefaçon concerne plus de 800 produits et touche plus particulièrement les antibiotiques.

Depuis le début de l’année le nombre d’incidents répertoriés s’élève à 2003, certain aboutissant à la mort de la personne intoxiquée.
26000 boites de Plavix contrefaites et importées au Royaume Uni ont été découverte puis retiré du marché cette année. Celle ci étaient divisées en deux lots, l’un ne contenant aucun PA et l’autre étant sous dosé (29 mg contre 75 normalement). Ces boites comportaient les mêmes numéros de série que certains produits Français. Cette méthode est utilisé par les trafiquants pour faire croire que ces produit proviennent de France.

Que faire ?
Il est très difficile de différencier un original d’un produit copié. Le plus souvent le conditionnement et les blisters sont identiques au vrai. Seule la colle utilisé par les trafiquants se révèle être différente, elle laisse une trace jaune sur la boite alors que celle des industriels est incolore.

Le devoir du pharmacien est de signaler à l’AFSSAPS toute découverte de produit contrefait ou suspect. Pour l’instant aucun cas n’a été répertorié en France mais avec la possible apparition des ventes de médicament par internet et les sites de ventes étrangers déjà existant, la plus grande vigilance reste recommandée.

Quels sont les moyens mis en oeuvre par les industriel pour lutter contre ce problème ?

  • Un marquage par une puce, de chaque boite.
  • Un hologramme
  • Utilisation d’encre à réflexion variable
  • Un code barre (Datamatrix) : chaque boite serais unique et identifiable sur le lieu de vente.

L’objectif est donc de créer un produit inviolable et identifiable à tout instant.

Note :
Le marché Français est pour l’instant exempt de toute contrefaçons et ceci par ce que la chaine de conception, de distribution et de vente du médicament et totalement encadré par le pharmacien. Dans l’avenir l’évolution des textes pourrait cependant mettre en péril cette sécurité et abaisser notre situation à celle de nos voisins européens. Un argument à ne pas négliger.

Thibault Guirado (VP polycopie) UFR Pharmacie de Caen
Compte rendu atelier : La contrefaçon (Sanofi-Aventis)
Congrès Bordeaux 2010

L’Ordre des pharmaciens dans le cadre de la PAES cherche à mieux faire connaitre les différents métiers de la profession de pharmacien. L’Ordre a lancé depuis Septembre 2010 une campagne intitulé « Pharma c’est pour moi ! ». Cette campagne s’articule autour d’un site sur lequel on peut retrouver des fiches très bien faites et complètes décrivant les nombreux métiers que l’on peut exercer avec le diplôme de pharmacien, aussi bien dans la biologie, l’industrie, la distribution, l’hôpital et bien sûr l’officine.

Pour promouvoir sa campagne (et nos études ;)) l’Ordre a réalisé une vidéo de 5 min, bien réalisé et complète, et qui vaut le coup de s’y arrêter !

Voici les différentes fiches que vous pouvez retrouver sur le site de l’Ordre :

Le site de l’Ordre dédié à l’opération.

Etaient présent pour intervenir autour de cette table ronde :

  • Thierry BARTHELME Président de l’UTIP
  • Jean-Charles TELLIER Président de la section A du conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP)
  • Jérôme PARESYS-BARBIER Président de la section D du CNOP
  • Pierre BEGUERIE Président du conseil de l’Ordre des pharmacien d’Aquitaine
  • Anne-Sophie LASSABE Présidente régionale de l’USPO
  • Claude JAPHET Président de l’UNPF
  • Martial FRANCOIS Président régional de la FSPF
  • Maxime BELTIER Président de l’ANEPF

M. Japhet souligne que les décrets correspondants à la mise en application du « pharmacien correspondant », ainsi que des nouveaux « services » prévus comme missions du pharmacien ne sont toujours pas passés. D’ailleurs le texte régissant les nouvelles missions et services du pharmacien a été rejeté par le conseil d’état pour cause de manque de précision de ces missions. Cependant une ré-écriture du texte est en cours.

M. Tellier reprend en soulignant qu’il reste beaucoup de travail, il ne faut pas louper cette année de mutation, et c’est pourquoi la profession et donc les syndicats ont tout intérêt à « s’emparer du texte pour ne pas louper le coche et exprimer son ressenti ».

Tout ceci nécessite un engagement important pour le pharmacien, pour les préparer à cette loi, afin de leur permettre d’apporter toute la qualité attendue de prestation et ce dès le début. Comment intégrer l’équipe officinale à cette loi ? Il faut diriger la voie officinale du bon côté.

« Les adjoints aussi sont concernés » annonce M. Parésys-Barbier. « Mutation OUI, mais pas seulement pour le pharmacien : le patient aussi est concerné (l’hôpital aussi). Il va falloir mettre en place une collaboration ville-hôpital importante. L’article 37 prévoit une retransmission de l’information de l’hôpital vers la ville » (ndlr : les informations concernant un patient donné : ses particularités et surtout le traitement à mettre en place de façon à l’avoir en stock au moment où le patient va arriver en ville pour le chercher par exemple).

De là Maxime BELTIER demande si le rapport Rioli est encore d’actualité.

Réponse de Melle Lassabe : « Oui, il s’agit d’une explicitation de la loi HPST on apprend déjà beaucoup de chose dans nos études, choses qui aujourd’hui ne sont pas « mises en application ». Demain la loi HPST nous le permettra, le pharmacien sera la charnière entre le patient et le réseau de soins. »

Réponse de la FSPF : « Il faut donner les moyens à l’officine d’évoluer, mettre les moyens économiques et formation pour pouvoir s’approprier les nouvelles missions« .

Parmi ces missions, on retrouve une sorte « d‘arbitrage des traitements« , mais aussi un renforcement des formation continues afin d’améliorer toujours plus la qualité des prestations.

« Les pharmaciens sont-ils, aujourd’hui, préparés ? » (M. Beltier)

M. BEGUERIE : « La loi décrit des missions qui sont déjà assumées par les pharmaciens. Les 3/4 de la loi sont déjà mis en place depuis des années. Le véritable changement est la mise en place q’une quantification tarifaire de ces services actuels. Il faut continuer à se perfectionner et se former. »

« La loi va tout simplement cadrer et décrire les missions, cela pourra être opposable juridiquement pour justifier les devoirs et missions pour tous les pharmaciens. Cependant l’article 36 parle de « dépistage et prévention », pourquoi attendre les décrets pour le faire ? »

« L’exercice de la profession sera clair et défini. Tant que ce n’est pas écrit et dit, des pratiques décalées à la limite de la déontologie ne peuvent pas être réprimées. »

Les enjeux sont importants, la diminution de l’offre médicale est réelle, pour exemple on peut prendre la diminution du nombre de médecins généralistes. Tout ceci pour une augmentation de la demande de soins (« papy-boom » et vieillissement de la population). Il faut que quelqu’un réponde à ce manque ; on ne voit que deux professions capables de le faire : les pharmaciens bien sur, mais aussi les infirmiers. Il se peut qu’il y ait une compétition entre les deux professions dans le futur. Les pharmaciens ne doivent pas laisser passer la main, ils peuvent déjà s’appuyer sur la structure en dure de l’officine, des locaux bien agencés avec un accueil facilité pour subvenir rapidement à ces besoins.

La table ronde s’est fini sur une ultime question :

« Où en est-on avec le concept de -Conseil pharmaceutique- ? » (ndlr : concept qui consiste à faire une mini « consultation » en officine). Ce concept est en fait le plus difficile à faire avancer, c’est en effet l’élément le plus critiqué par les médecins qui voient en cette idée une perte de leur « monopole » de consultations.

par Thomas Hautemanière


CONCOURS IPSF

(International Pharmaceutical Students’ Federation)

L’ IPSF organise un concours et offre une place gratuite pour l’étudiant qui fera le meilleur article sur le futur de la profession (niveau national, ou international, comme vous voulez). Cette place gratuite vous permet de partir pour le congrès IPSF qui se déroulera en Slovénie du 2 au 12 aout 2010.

Pour toute personne intéressée, il y a une possibilité d’aide pour rédiger l’article en anglais ( s’adresser à la corpo ).

Vous pouvez trouver ici le règlement ainsi que les modalités d’inscription du concours  : Call Essay Competition

Fin des inscriptions le 25 mai 2010 !!

Tout nouveau, tout beau, cela faisait deux ans que nous l’attendions : voici le Trombibook


Après de longs mois d’attente (et de dures labeurs pour certains), le Trombi Pharma 2009/2010 est ENFIN arrivé à la corpo.

Grâce à nos partenaires (La Médicale et la BNP Paribas), il sera à vous pour la modique somme de 1€ !!!