L’inspection des affaires sanitaires sociales (IGAS), sur la demande du ministère de la santé, a effectué une évaluation du secteur officinal. Ceci afin de répondre aux questions suivantes, je cite : « comment se porte l’officine et quel est son avenir ? » . Le but était également de faire des propositions concernant la rémunération des pharmaciens, les nouveaux rôles qu’ils pourraient occuper et l’optimisation du réseau des officines sur le territoire.

Ce rapport est tombé le 29 juin. Il vous concerne, vous futurs officinaux, puisqu’il va fortement influencer l’avenir de l’officine. Je vous conseille vivement d’y jeter un œil. Lire la synthèse de 3 pages au début du rapport suffit pour avoir une bonne vision d’ensemble des propositions de l’IGAS. Pour ceux que les quelques 208 pages du rapport décourageraient voici en bref les points les plus importants mis au grand jour par la revue Impact Pharmacien :

Le rapport liste 12 nouveaux services que la pharmacie pourrait effectuer, du pharmacien correspondant à la télé-consultation, en passant par l’entretien d’accompagnement des patients, la vaccination ou la dispensation à domicile, avant de proposer une rémunération à l’acte (sur la base du temps passé et du coût éventuel des prestations) de ces services, lesquels devraient être exemptés de TVA et donner lieu à un ticket modérateur.

Cette rémunération serait complétée, pour les médicaments de prescription, par un honoraire de dispensationremplaçant la marge actuelle et le forfait à la boîte, la rémunération à la marge restant de mise pour la médication familiale.

L’Igas prône par ailleurs un réseau officinal moins dense, en élargissant notamment les possibilités de regroupement, et propose que les pharmaciens puissent être propriétaires sans limitation de plusieurs officines. Elle souhaite également promouvoir l’e-prescription et se montre « partagée » sur la vente de médicaments à prescription médicale obligatoire sur internet.

http://www.impact-sante.fr/Pharmacie/_Pharmacie__Actualites/Rapport_Igas_sur_l_officine_et_ses_missions_-_37_propositions_pour_faire_evoluer_la_remuneration_et_optimiser_le_reseau_/9/18314/1067

Voici qui donne à réfléchir. Il y a je pense de très bonnes choses, notamment concernant les missions du pharmacien et d’autres points bien moins reluisants. Je vous laisse vous faire votre propre opinion. Mais je pense qu’il va y avoir débat, car si vous ne l’aviez pas remarqué, l’un des principes fondamentaux de la pharmacie est ici remis en cause, à savoir l’indivisibilité de la propriété et de la gérance d’une officine.

Lien vers le rapport de l’IGAS: http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000355/index.shtml

L’ANEPF, Bordeaux et Tours organisent un tout nouvel événement :

Les Rencontres Pharma d’Eté (RPE) avec un concept basé sur les défis sportifs et des formations ludiques et de santé publique.

Cet événement se déroulera du 27 juin et 2 juillet 2011 à Montalivet-les-Bains (33).

Il permet de réunir 350 étudiants (15 par fac) en pharmacie de France pour une semaine de folie avec la plage à 200 mètres et un super camping.

La journée type sera :
10h : Formation
13h : Déjeuner
15h : Épreuves sportives et activités ludiques
19h : Apéro des Facs
22h : Soirée à thème

Le prix sera de 180 euros avant le 10 avril et de 195 euros après, divisé en 3 chèques encaissés sur 3 mois. La date limite de dépôt de dossier est le 30 avril 2011.

Si vous êtes intéressés, venez remplir un dossier d’inscription à la corpo sans oublier votre carte étudiant, votre chéquier et votre bonne humeur !!

Votre déléguée RPE :
Ryad BOUMEDINE
Tél : 06 19 69 06 90
ryad.boumedine@yahoo.fr

Depuis cette année, comme vous le savez tous, a été mise en place la PAES (Première Année des Etudes de Santé) à Caen et dans l’ensemble des universités de France. A l’heure des premiers bilans, qui sont clairement catastrophiques pour les études de pharmacie mais également pour l’ensemble des incrits à cette première année, la question est de savoir comment va se positionner l’ANEPF et quelles vont être nos revendications.

La première réaction de nos represantants nationaux a été de rédiger une lettre ouverte à l’attention de Valérie Pécresse. Cette lettre nous la mettons à votre disposition, vous, étudiants de la faculté de pharmacie de Caen et pharmacien de Normandie, pour que vous puissiez vous informer sur la situation actuelle et que VOUS puissiez réagir. Car c’est bien l’avenir de nos études qui est actuellement en jeu et donc à fortiori l’avenir de la profession. Nous esperons rapidement de la part du ministère un réponse et des engagements allant dans le sens d’une amélioration des conditions de travail et de la pédagogie en PAES.
Cette lettre a déjà été relayée dans le quotidien du pharmacien, ainsi que dans une dépèche AEF, ce qui semble de mon point de vue plutôt encourageant. Les articles en question sont à votre disposition sur cette page.

Voici à titre informatif les résultats des inscriptions aux différents concours à Caen :

Nombre d’inscrits par concours :

Répartition des inscrits à un concours :

En conclusion nous sommes face à un nombre d’inscrits au concours de pharmacie décevant et en baisse en comparaison aux années précédentes. Il y a donc du travail pour rendre nos études plus attrayantes.
Nous vous encourageons à commenter cet article car il est important pour nous de connaître vos points de vues afin de mieux vous représenter.


La lettre ouverte de l’ANEPF :

Articles :

L’ANEPF dénonce les ratés de la première année d’études

Elle avait été très critiquée par l’ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie) au cours de son élaboration par le ministère de l’Enseignement supérieur. La première année commune aux études de santé, entrée en vigueur à l’automne dernier, est à nouveau contestée par les étudiants en pharmacie. Dans une lettre adressée lundi dernier à la ministre Valérie Pécresse, l’ANEPF déplore que cette première année soit devenue « une année de sélection, et non plus de formation, au détriment de la qualité de l’enseignement. » Les moyens pédagogiques et les passerelles de réorientation ne donnent pas satisfaction et plombent la réforme, affirment les étudiants. Selon eux, le programme est devenu trop dense. De plus, si le nombre d’étudiants en enseignement dirigé est passé de 45 à plus de 175, l’effectif des candidats aux études de pharmacie est quant à lui « en nette diminution ». L’association estime toujours que la mutualisation des études ne peut avoir lieu qu’au cours des années supérieures, et non en tout début de cursus. « C’était utopique et non constructif », analyse l’ANEPF, qui demande des ajustements pour rectifier les ratés de la réforme.

QUOTIPHARM, LE 22/03/2011

et une dépeche AEF :

L1 santé : l’association des étudiants en pharmacie dénonce une détérioration de la qualité de l’enseignement

La Paces ou L1 santé « est purement et simplement devenue une année de sélection et non plus de formation, au détriment de la qualité de l’enseignement », affirme l’ Anepf dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse rendue publique le 21 mars 2011. L’Anepf a souhaité faire un bilan de « l’ensemble des problèmes pédagogiques survenus depuis la création de la Paces ». Pour l’organisation étudiante membre de la Fage, les étudiants « pâtissent de l’immaturité du projet de réforme et de l’accompagnement laxiste de la mise en place de cette première année. Les programmes sont souvent bien trop denses, c’est ce qui est ressenti dans la majorité des universités, où la mutualisation des enseignements s’est malheureusement traduit par un cumul des heures de cours des premières années de médecine et de pharmacie ».

« Les problèmes logistiques n’ont été que partiellement résolus, nous sommes indéniablement face à une énorme perte de moyens pédagogiques. Le nombre moyen d’étudiants par enseignement dirigé est passé de 45 à plus de 175. Cette forme d’enseignement est pourtant essentielle à la compréhension de nombreuses disciplines scientifiques, puisqu’elle est sensée permettre l’application et l’intégration des cours magistraux par des échanges facilités avec les enseignants », regrette l’Anepf.

S’agissant des objectifs de la réforme, l’Anepf juge que « le gâchis humain, un des principaux arguments en faveur de la réforme, n’a absolument pas été réduit, bien au contraire ». En effet, « il n’y aura pratiquement plus de reçus-collés (étudiants ayant la moyenne mais n’étant pas classés en rang utile), et à ce jour les réorientations ne sont pas organisées ».

MANQUE D’ATTRACTIVITÉ DES ÉTUDES DE PHARMACIE

L’organisation étudiante déplore également que la réforme « n’a fait que renforcer le manque d’attractivité des études de pharmacie » auprès des étudiants inscrits en Paces. « Cette situation a été décrite et dénoncée par l’Anepf, et ce depuis l’élaboration du projet de loi de la réforme (…). Aujourd’hui nous ne pouvons que déplorer la réalisation de ces craintes ». L’Anepf a « vivement soutenu l’idée forte de la création d’une culture commune entre les futurs acteurs de santé ». Cependant, « nous continuons à penser que cette mutualisation de connaissances ne peut avoir lieu qu’au cours des années supérieures, et qu’elle s’avérerait utopique et non constructive dans le contexte d’une année de concours ».

L’Anepf attend que « des mesures significatives soient rapidement prises de la part du MESR , de la CPU et de la Conférence des doyens ». « Nous souhaitons que les engagements pris, avant l’instauration de cette Paces, en matière de pédagogie et de réorientation soient très rapidement mis en place pour éviter le gâchis humain désormais avéré. Sans ces mesures, les étudiants en pharmacie s’interrogent sur l’intérêt de faire partie de cette première année commune de santé ».

 

Ce Premier forum national des projets solidaires en pharmacie a pour but de réunir, le 2 Avril 2011 à Paris, les étudiants en pharmacie et les professionnels des métiers de l’humanitaire. Les étudiants, (membres d’une association humanitaire ou solidaire au sein de leurs facultés), pourront présenter et discuter de leur projet avec des professionnels pour ainsi partager expériences et savoir faire.

Déroulement de la journée :

Matin :
Tables rondes sur les métiers de l’humanitaire.
Apres midi :
Présentation des projets solidaires des différentes associations solidaires et humanitaires.
Formation de trois ou quatre jurys composés de professionnels des métiers de l’humanitaire, de partenaires et des étudiants en pharmacie.
Chaque association étudiante passera devant l’ensemble des jurys pour présenter son projet solidaire. Toute forme de présentation est autorisée. Le but est de valoriser au maximum son projet pour gagner une bourse offerte par nos différents partenaires.

Fin d’après midi
Remise officielle des bourses suivie d’un cocktail.

Plus d’informations :

  • Auprès de la Corpo, vous pourrez y retirer vos dossiers d’inscriptions.
  • Florence DELCHER : Tél : 06 75 94 25 70, Mail : santepub.huma@gmail.com

Lundi 14 et mardi 15 février à eu lieu au CHU de Caen, l’Hôpital des Nounours édition 2011. Les étudiants en médecine nous ont invités à participer à cet événement de santé publique et nous avons répondu présent.

L’hôpital des nounours rassemble 120 étudiants venus de toutes les filières de santé, à savoir médecine, infirmière, orthophoniste, kiné et pharma. Le but est de dédramatiser l’hôpital auprès des jeunes enfants. Ils emmènent un doudou ou nounours « malade » ou « blessé » afin qu’au fil du parcourt il soit « soigné », recousu ou encore plâtrer et enfin qu’il se voit délivrer des médicaments à la pharmacie aménagée pour l’occasion.

Cette année se sont près de 230 élèves de CP et 3ème sections de maternelle venus de 5 écoles différentes qui se sont rendus à la faculté de médecine. Les deux jours ont été séparé en quatre créneaux de trois heures, accueillant chacun entre 50 et 60 enfants. Il y avait 3 ou 4 étudiants en pharmacie par créneau.

Le parcours dans la pharmacie était organisé de la façons suivante : en entrant dans la pièce les enfants étaient reçus par un étudiant, puis conduit devant un présentoir exposant des médicaments de toutes les formes et de toutes les couleurs. Le but étant de montrer qu’il existe beaucoup de médicaments différents et de bien faire comprendre que même s’ils y ressemblent, ce ne sont en aucun cas des bonbons. Il était ensuite proposé aux écoliers de fabriquer une gélule. Ceci s’effectuait en deux étapes. Dans un premier temps le mélange d’une poudre (de la farine) à l’aide d’un mortier et d’un pilon, puis le remplissage de la gélule avec celle-ci. Enfin trois comptoirs permettaient aux étudiants d’accueillir les enfants et leur nounours, afin qu’ils se voient délivrer les médicaments. Ceux-ci, préalablement prescrit par les nounoursologues (étudiants en médecine), portaient des noms fantaisistes mais explicites pour les enfants, tel que « stop-bobo » ou « bidon-doux ». Après avoir mimé l’administration de gélules, de gouttes, de sirop ou encore l’application de pommade, les étudiants de pharma avaient pour rôle de prodiguer leurs conseils. Le but était d’informer les écoliers du danger relatif aux médicament, et de leur rappeler qu’ils ne doivent jamais en prendre seuls, mais toujours accompagné d’un adulte.

De la consultation à la délivrance, en passant par les soins infirmiers ou encore par des examens tels que la radio et l’IRM, les enfants ont pu, au cour de ces deux journées, découvrir les différentes facettes de notre système de santé. Des activités ludiques sur les thèmes du langage, du mouvement et de la nutrition étaient également proposés respectivement par les ortho, les kiné.

Je tiens à remercier tout les étudiants en pharmacie qui ont participé à ce projet, et également les VP et CM santé publique médecin pour nous y avoir inclus.

Reportage de France 3 sur l’Hôpital des Nounours :