Compte-Rendu de l’atelier : La Contrefaçon (Sanofi Aventis) – Bordeaux 2010

Définition :

Un médicament est considéré comme contrefait si son conditionnement est modifié, si le PA est vrai mais ne respecte pas le dosage prévu, si le PA est inexistant ou si ce dernier et le conditionnement sont faux.

Les principales zones touchées par la contrefaçons sont l’Amérique du Sud, l’Inde, l’Afrique, le Mexique ainsi que la Russie. En Europe, l’Allemagne et le Royaume Uni connaissent également quelques problèmes avec ce sujet.

Actualité :
Cette année le trafic de médicament devrait représenter environ 75 milliards de Dollars contre 42 l’année dernière, en effet les sommes en jeu et le peu de peine encouru encouragent les trafiquants de drogue à se tourner vers le médicament. La contrefaçon concerne plus de 800 produits et touche plus particulièrement les antibiotiques.

Depuis le début de l’année le nombre d’incidents répertoriés s’élève à 2003, certain aboutissant à la mort de la personne intoxiquée.
26000 boites de Plavix contrefaites et importées au Royaume Uni ont été découverte puis retiré du marché cette année. Celle ci étaient divisées en deux lots, l’un ne contenant aucun PA et l’autre étant sous dosé (29 mg contre 75 normalement). Ces boites comportaient les mêmes numéros de série que certains produits Français. Cette méthode est utilisé par les trafiquants pour faire croire que ces produit proviennent de France.

Que faire ?
Il est très difficile de différencier un original d’un produit copié. Le plus souvent le conditionnement et les blisters sont identiques au vrai. Seule la colle utilisé par les trafiquants se révèle être différente, elle laisse une trace jaune sur la boite alors que celle des industriels est incolore.

Le devoir du pharmacien est de signaler à l’AFSSAPS toute découverte de produit contrefait ou suspect. Pour l’instant aucun cas n’a été répertorié en France mais avec la possible apparition des ventes de médicament par internet et les sites de ventes étrangers déjà existant, la plus grande vigilance reste recommandée.

Quels sont les moyens mis en oeuvre par les industriel pour lutter contre ce problème ?

  • Un marquage par une puce, de chaque boite.
  • Un hologramme
  • Utilisation d’encre à réflexion variable
  • Un code barre (Datamatrix) : chaque boite serais unique et identifiable sur le lieu de vente.

L’objectif est donc de créer un produit inviolable et identifiable à tout instant.

Note :
Le marché Français est pour l’instant exempt de toute contrefaçons et ceci par ce que la chaine de conception, de distribution et de vente du médicament et totalement encadré par le pharmacien. Dans l’avenir l’évolution des textes pourrait cependant mettre en péril cette sécurité et abaisser notre situation à celle de nos voisins européens. Un argument à ne pas négliger.

Thibault Guirado (VP polycopie) UFR Pharmacie de Caen
Compte rendu atelier : La contrefaçon (Sanofi-Aventis)
Congrès Bordeaux 2010

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